Médaille de Saint Benoît : signification, prière et bénédiction
La médaille de Saint Benoît est un sacramental catholique reconnu par l’Église depuis le XVIIe siècle, qui rassemble sur une même pièce une croix, une effigie du saint patriarche des moines d’Occident et quatorze inscriptions latines abrégées. Ces lettres dissimulent une véritable prière de protection contre le mal, dont la formule la plus connue — Vade Retro Satana — fait de cette médaille l’un des objets de dévotion les plus puissants de la tradition catholique.
Une protection spirituelle puissante au quotidien
Approuvée par l’Église depuis 1742, frappée au Mont-Cassin depuis 1880, la médaille de Saint Benoît est l’un des sacramentaux les plus offerts pour le baptême, le mariage, ou la protection du foyer.
Qu’est-ce que la médaille de Saint Benoît ?
La médaille de Saint Benoît est un sacramental — un objet de dévotion bénit par l’Église, destiné à favoriser la prière et à attirer la grâce divine — qui représente sur l’avers Benoît de Nursie (480-547), fondateur de l’ordre bénédictin et patron de l’Europe. Sur le revers figure la grande croix bénédictine, entourée d’inscriptions latines abrégées qui forment ensemble une prière de protection contre le mal.
Contrairement à un porte-bonheur, la médaille n’a aucune vertu magique en elle-même. Sa puissance, telle que l’enseigne la tradition catholique, vient de la prière qu’elle représente, de la bénédiction reçue d’un prêtre, et surtout de la foi de celui qui la porte. Le Catéchisme de l’Église catholique (§1667-1679) précise clairement le rôle des sacramentaux.
L’histoire de la médaille — de l’an 1080 à la médaille jubilaire de 1880
On situe l’origine de la médaille dans la vie même de Saint Benoît, mort en 547 au Mont-Cassin. La première représentation iconographique connue date de 1080, dans un manuscrit conservé à l’abbaye de Metten en Bavière. Au XVIIe siècle, le procès de jeunes femmes accusées de sorcellerie en Bavière met en lumière une « médaille protectrice » qui les empêchait de pénétrer chez certaines familles. C’est en remontant à l’abbaye de Metten que les autorités ecclésiastiques redécouvrent les inscriptions latines.
Le Pape Benoît XIV reconnaît officiellement la médaille et approuve la formule de bénédiction en 1742. La forme la plus répandue aujourd’hui est la « médaille jubilaire », frappée par les bénédictins du Mont-Cassin pour le 1400e anniversaire de la naissance de Saint Benoît, en 1880. Elle a été dessinée par les moines de Beuron en Allemagne, puis approuvée par Léon XIII.
Les 14 inscriptions latines décodées
La force pédagogique et spirituelle de la médaille tient à ses inscriptions. Toutes sont des abréviations de prières latines composées au Moyen Âge, bien avant la médaille elle-même.
Face avers (côté Saint Benoît)
- EIUS IN OBITU NOSTRO PRAESENTIA MUNIAMUR — « Que sa présence nous protège à l’heure de notre mort. »
- CRUX SANCTI PATRIS BENEDICTI — « Croix du Saint Père Benoît. »
- EX SM CASINO MDCCCLXXX — Mont-Cassin, 1880, frappe de la médaille jubilaire.
Face revers (côté grande croix)
- C S P B — Crux Sancti Patris Benedicti, « Croix du Saint Père Benoît. »
- C S S M L — Crux Sacra Sit Mihi Lux, « Que la sainte Croix soit ma lumière. »
- N D S M D — Non Draco Sit Mihi Dux, « Que le dragon ne soit pas mon guide. »
- V R S — Vade Retro Satana, « Recule, Satan. »
- N S M V — Numquam Suade Mihi Vana, « Ne me conseille jamais des choses vaines. »
- S M Q L — Sunt Mala Quae Libas, « Ce que tu m’offres est mauvais. »
- I V B — Ipse Venena Bibas, « Bois toi-même tes poisons. »
- PAX — « La paix », devise de l’ordre bénédictin.
Pour aller plus loin avec saint Benoît
Origines historiques de la médaille
La médaille frappée à Pierre-Pulpit en 1880 par dom Pierre-Hippolyte Guéranger marque l’aboutissement d’une longue tradition. Dès le XVIe siècle, les bénédictins distribuaient des copies miniatures de la croix de saint Benoît portant les mêmes inscriptions latines. La forme définitive validée par l’abbaye allemande de Beuron en 1880 (dite « médaille jubilaire ») est celle utilisée aujourd’hui par toute l’Église latine.
Médaille jubilaire ou médaille classique : laquelle choisir ?
Les deux modèles sont également bénits et efficaces sacramentellement. La médaille jubilaire (1880) ajoute un cercle d’inscriptions « EIUS IN OBITU NRO PRAESENTIA MUNIAMUR » et la mention « PAX » au sommet de la croix au revers. Si vous débutez dans la dévotion, choisissez la jubilaire pour bénéficier des inscriptions complètes. Si vous appréciez la simplicité, la classique convient parfaitement.
Engagement spirituel attendu du porteur
Porter la médaille n’est pas un acte magique : c’est un engagement à mener une vie chrétienne authentique sous la protection bénédictine. Cela suppose une vie de prière régulière (au moins le Notre Père et le Je vous salue Marie quotidiens), la fréquentation des sacrements (confession et eucharistie), et l’adhésion explicite à la foi catholique. Sans cette dimension spirituelle, la médaille reste un objet inerte.
À retenir
La médaille n’est pas une invention populaire ni un objet ésotérique. Elle est issue d’une tradition monastique ininterrompue de plus de neuf siècles, validée par plusieurs papes, et profondément ancrée dans la liturgie de l’Église.
Vade Retro Satana : la formule d’exorcisme
« Vade Retro Satana » est la phrase qu’aurait prononcée Saint Benoît lui-même pour repousser les tentations du démon, selon les Dialogues du pape Saint Grégoire le Grand (livre II, chapitre 8). C’est aussi, selon l’Évangile de Matthieu (16, 23), la phrase que le Christ adresse à Pierre.
Cette formule n’est pas un sortilège. Elle est une affirmation de foi : reconnaître l’existence du mal pour mieux s’en détourner, et s’en remettre à la lumière de la Croix.
« Que la sainte Croix soit ma lumière, que le dragon ne soit pas mon guide. Recule, Satan, ne me conseille jamais des choses vaines. Ce que tu m’offres est mauvais, bois toi-même tes poisons. »
— Prière complète reconstituée des inscriptions de la médaille
À quoi sert la médaille de Saint Benoît au quotidien ?
- Protection du foyer : placée à l’entrée de la maison, dans le linteau d’une porte, ou dans un cadre dans le salon.
- Protection des personnes : portée en pendentif, en bracelet ou glissée dans un porte-monnaie.
- Protection des biens : dans la voiture, dans une valise, dans un berceau d’enfant.
- Combat spirituel : pour ceux qui traversent une période de troubles ou de découragement spirituel.
- Compagnonnage de la mort : traditionnellement remise à un mourant.
La bénédiction-exorcisme par un prêtre
La médaille a son propre rituel de bénédiction, plus solennel qu’une bénédiction ordinaire. Approuvé par le Pape Benoît XIV en 1742, il comporte plusieurs prières d’exorcisme préliminaire. Présentez-vous à votre paroisse, le dimanche après la messe. Lire notre guide complet.
→ Notre coup de cœur : la Médaille sur carte Saint-Benoît — format le plus offert pour le baptême.
Comment porter et placer la médaille
Il n’y a aucune règle stricte. La tradition propose plusieurs usages : sur soi (pendentif, bracelet, porte-clés), dans la maison (au-dessus de la porte d’entrée, dans un cadre), dans la voiture, ou en cadeau de baptême/communion/mariage. Voir notre guide complet : Où placer la médaille.
À quoi sert la médaille de Saint Benoît ?
Sacramental qui accompagne la prière et offre la protection spirituelle attribuée à l'intercession de Saint Benoît : foyer, personnes, voyages, combat spirituel. Sa puissance vient de la foi du porteur et de la bénédiction reçue d'un prêtre.
Faut-il faire bénir la médaille de Saint Benoît ?
Oui, c'est très recommandé. La médaille a son propre rituel de bénédiction-exorcisme approuvé par le Pape Benoît XIV en 1742. Vous pouvez vous présenter à votre paroisse pour la faire bénir personnellement.
Que veut dire VRSNSMV ?
VRSNSMV est l'abréviation de Vade Retro Satana, Numquam Suade Mihi Vana, soit « Recule, Satan, ne me conseille jamais des choses vaines ». C'est le cœur de la prière d'exorcisme cachée dans les inscriptions.
Comment porter la médaille de Saint Benoît ?
En pendentif autour du cou, en bracelet, dans un porte-clés, ou placée à l'entrée de votre maison, dans une voiture, dans un berceau d'enfant ou un tiroir familial. L'important est l'intention de prière qui accompagne ce port.
La médaille est-elle reconnue par l'Église catholique ?
Oui. Le Pape Benoît XIV a officiellement reconnu et approuvé le rituel de bénédiction de la médaille en 1742. Le Pape Léon XIII a approuvé la version jubilaire frappée au Mont-Cassin en 1880.
Que faire d'une médaille de Saint Benoît cassée ?
Une médaille bénite ne se jette pas à la poubelle. Trois solutions : la rapporter à votre paroisse, l'enfouir dans un lieu non profané (jardin, sous un arbre), ou la conserver dans une boîte à souvenirs familiale.
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